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L'UE étend ses sanctions contre l'Iran

LEMONDE.FR avec Reuters et AFP | 01.12.11 | 15h31 • Mis à jour le 01.12.11 | 17h42

L'Union européenne a décidé, jeudi, de travailler à un nouveau train de sanctions contre l'Iran visant les secteurs des finances, des transports mais aussi celui, stratégique, de l'énergie, en raison du programme nucléaire contesté de Téhéran. L'UE a notamment décidé d'accroître ses sanctions en ajoutant 180 noms de personnalités et d'entités à la liste des compagnies ou entités d'ores et déjà visées, a déclaré jeudi à Bruxelles un responsable de l'UE.
"Nous avons décidé de travailler sur des sanctions plus dures et sans précédent sur les secteurs financier et pétrolier", a commenté le ministre des affaires étrangères français Alain Juppé, devant la presse. Le texte européen prévoit spécifiquement "des mesures contre la Garde iranienne révolutionnaire et d'autres secteurs". Ces sanctions devront être prêtes "avant le prochain conseil des ministres des affaires étrangères", à Bruxelles en janvier.

Les Etats-Unis et ses alliés occidentaux pensent que la République islamique cherche à se doter de l'arme nucléaire, mais Téhéran assure que son programme atomique est destiné uniquement à produire de l'électricité. Le 8 novembre, l'Agence internationale de l'énergie atomique a publié un rapport concluant que l'Iran avait travaillé à la mise au point de l'arme nucléaire et continuerait peut-être des recherches en ce sens, dans le plus grand secret.

RÉSERVES DE LA GRÈCE

La formulation du texte est "assez vague" pour continuer à travailler sur l'hypothèse d'un embargo pétrolier, option soutenue par l'Allemagne et la France notamment, mais qui se heurte aux réticences de certains Etats européens dépendant du pétrole iranien.

En France, Alain Juppé a déclaré jeudi à Bruxelles que l'Union européenne coopérerait avec ses partenaires afin de compenser toute baisse de l'offre qui pourrait découler d'un éventuel embargo sur le pétrole iranien. "La Grèce a émis un certain nombre de réserves, il faut les prendre en compte bien entendu, et donc travailler avec les différents partenaires pour que l'interruption des livraisons de l'Iran puisse être compensée par l'augmentation de la production dans d'autres pays. C'est quelque chose de tout à fait possible", a dit le ministre des affaires étrangères à l'issue d'une réunion à Bruxelles avec ses homologues européens.

Cette décision intervient au lendemain d'une brouille diplomatique entre l'Iran et la Grande-Bretagne, cette dernière ayant évacué tous ses diplomates de Téhéran et ordonné la fermeture de l'ambassade iranienne à Londres. En cause, l'attaque, mardi, de l'ambassade britannique à Téhéran par des manifestants réclamant sa fermeture.

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