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Politiques 01/03/2011 à 08h17

Les vacances libyennes de Monsieur Guaino


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Henri Guaino, le 5 juillet 2010 à Paris. (© AFP Miguel Medina)
Le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, a passé ses vacances de Noël en Libye, bien avant le début de la révolte populaire qui menace le régime du colonel Mouammar Kadhafi, lors d’un séjour privé, révèlent Les Inrockuptibles à paraître mercredi.
Dans un entretien accordé à l’hebdomadaire, M. Guaino confirme avoir passé «quatre jours et quatre nuits» autour de la Saint-Sylvestre chez l’ambassadeur de France à Tripoli à titre «privé».
«Je n’ai rencontré personne, sur le tarmac, qui m’a offert de me transporter en avion privé», a assuré la «plume» du chef de l’Etat en référence à la polémique sur les vacances de Noël tunisiennes qui ont provoqué le départ du gouvernement, dimanche, de Michèle Alliot-Marie.
«Nous avons même payé nos billets d’entrée pour nos visites archéologiques. J’ai payé notre billet d’avion», a-t-il poursuivi, avant de préciser qu’il n’avait pas rencontré d’officiels libyens. «Il faut sortir de la paranoïa, il n’y avait aucune rencontre, aucune discussion, aucune invitation officielle», a insisté Henri Guaino.
Le conseiller du président a également indiqué avoir informé Nicolas Sarkozy et le secrétaire général de l’Elysée de l’époque Claude Guéant. Henri Guaino confie que Nicolas Sarkozy lui a alors demandé: «tiens, qu’est-ce que tu vas faire là-bas?» Outre le séjour tunisien de MAM, qui avait profité de l’avion d’Aziz Miled, un ami homme d’affaires réputé proche du clan Ben Ali, le Premier ministre François Fillon a lui aussi été épinglé pour avoir passé ses vacances de Noël en Egypte, à l’invitation du président déchu Hosni Moubarak.
Dans la soirée sur France 3, Henri Guaino a regretté un «amalgame» entre ces affaires n’ayant «aucun rapport entre elles» et dénoncé aussi le fait d’avoir été «enregistré à (son) insu» lors d’un échange téléphonique avec Les Inrockuptibles.
«Vous trouvez normal qu’un journaliste vous appelle, vous demande si vous avez passé vos vacances en Libye. On vous enregistre à votre insu, on en fait une interview sans vous prévenir. Est ce que vous trouvez ça déontologiquement normal?», a-t-il demandé.
«Et ce n’est pas tout, après on fait une dépêche et on mélange avec les vacances de François Fillon en Egypte, celles de Mme Alliot-Marie en Tunisie, ça s’appelle de l’amalgame (…) Mais ça ne fait rien il faut instiller le soupçon!», a protesté le conseiller du chef de l’Etat. «On va jusqu’où?»

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letzte Änderungen: 25.9.2011 7:32