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Un tank de l'armée syrienne près d'Idlib. Selon un rapport des services de renseignements

occidentaux auquel Reuters a eu accès, l'Iran a utilisé des moyens aériens civils pour transporter en Syrie des militaires et de grandes quantités d'armes via l'espace aérien irakien afin d'aider Bachar al Assad à réprimer les insurgés. /Photo prise le 14 septembre 2012/REUTERS/Shaam News Network/Handout (c) Reuters

NATIONS UNIES (Reuters) - L'Iran a utilisé des moyens aériens civils pour transporter en Syrie des militaires et de grandes quantités d'armes via l'espace aérien irakien afin d'aider Bachar al Assad à réprimer les insurgés, selon un rapport des services de renseignements occidentaux auquel Reuters a eu accès.

Il y a deux semaines, des responsables américains avaient indiqué avoir interrogé les autorités irakiennes sur des vols iraniens soupçonnés de fournir en armes le régime syrien à travers l'espace aérien irakien.

L'Irak affirme n'autoriser le passage d'aucune arme par son espace aérien. Mais le rapport consulté par Reuters indique que des armes iraniennes ont été envoyées en très grandes quantités en Syrie via l'Irak. Ces livraisons ont été organisées par les gardiens de la révolution iraniens, précise le rapport.

Si Téhéran, principal allié de Bachar al Assad, est depuis longtemps accusé de fournir des armes au régime syrien, ce rapport affirme que ces livraisons sont en réalité bien plus importantes et systématiques que ce qui était jusqu'ici imaginé, grâce à un accord entre des hauts responsables irakiens et iraniens.

A Bagdad, un conseiller du Premier ministre Nouri al Maliki a démenti les affirmations de ce rapport.

"L'Irak rejette les allégations infondées selon lesquelles il autoriserait l'Iran à se servir de son espace aérien pour acheminer des armes vers la Syrie", a dit Ali al Moussaoui, conseiller pour les médias de Maliki.

"Le Premier ministre a toujours prôné une solution pacifique au conflit syrien et la nécessité d'une interdiction de toute ingérence d'un Etat tiers en Syrie, que ce soit en envoyant des armes ou en aidant d'autres à le faire", a-t-il ajouté.

Deux Boeing 747 spécifiquement mentionnés dans ce rapport comme ayant été impliqués dans des transferts d'armes font partie des 117 avions frappés mercredi de sanctions par le département américain du Trésor.

L'Iran n'a pas le droit de vendre des armes en vertu d'un embargo des Nations unies qui fait partie d'un ensemble de sanctions internationales liées au programme nucléaire de Téhéran.

Louis Charbonneau, avec Ahmed Rasheed à Bagdad, Baptiste Bouthier pour le service français, édité par Henri-Pierre André

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letzte Änderungen: 15.4.2016 9:31