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Déclaration de Djafar Azimzadeh et Esmaïl Abdi
De la prison d’Evin, Téhéran, Iran
Pourquoi nous entamons une grève de la faim à partir du 30 avril 2016 ?



Droit des enseignants et des travailleurs
Aujourd’hui, personne n’ignore que des millions ouvriers, enseignants et d’autres travailleurs d’Iran vivent dans une condition de vie pénible et insupportable. Depuis des années, leurs droits les plus élémentaires et basiques sont bafoués.
Ils subissent des salaires largement sous le seuil de pauvreté, non-paiement ponctuel de leurs salaires, destruction complète de la sécurité d’emploi, mises en place des contrats précaires pour la majorité des travailleurs, l’existence des différents sortes du contrat pour les enseignants (comme contractuel de courte durée, mi-temps et même payé des heures du travail, des CDD, salaire de 75 euros pour les professeurs diplômés (licence ou plus). Ils contestent les contrats sans couverture sociale, mis en œuvre de sous-traitance dans les grandes industries, l’augmentation du travail des enfants, non-exécution des lois concernant les salaires des enseignants et retraités. Aussi, ils agissent contre l’augmentation de nombre des écoles privées et l’anéantissement progressif de l’enseignement public et gratuit, pillage systématique du fond de la sécurité sociale et les caisses de la retraite. Ils contestent aussi l’interdiction du syndicalisme et la création des organisation professionnelles indépendantes des ouvriers et des enseignants, considérer toute contestation professionnelle comme atteinte à la sécurité de l’Etat, la suppression des subventions sur des produits de premier nécessité comme le pain, l’eau, l’électricité, gaz, les produits laitiers et … Les exemples d’injustice vis-à-vis des travailleurs et des enseignants ne se limitent pas à ça !.
La condition de la vie des travailleurs et des enseignants est tellement insupportable que la plupart entre eux, sont obligés de travailler 12 heures et même 18 heures par jours. Les enseignants sont obligés de trouver un deuxième ou troisième job au-delà des heures du travail journalier pour gagner la vie de leurs familles. Une grande majorité de ces salariés vivent non seulement sous le seuil de pauvreté, mais au seuil de subsistance. Et le gouvernement n’a d’autre réponse aux revendications justes des travailleurs et d’enseignants, que la répression et les modifications des règles qui les mettent encore plus en danger de la précarité.
A la suite de mis en place de ces politiques par le gouvernement Rohani, le pouvoir judicaire a interdit officiellement toute grève et contestation ouvrière et a aggravé la répression des unions professionnelle des enseignants et ils ne sont même pas autoriser à défendre leurs intérêts aux lieux de leurs travails. Depuis, des centaines ouvrières et enseignantes ont été arrêté et condamné aux lourdes peines de prison dont nous deux qui somme emprisonnés pour subir une condamnation de longue durée.
Nous somme accusé pour atteint « à la sécurité national », et sommes condamnés pour les longue prisons qui nous a conduit à la prison d’Evin. Comme des milliers travailleurs et enseignants contestataires, nous n’avons eu aucune d’autre activité que défendre la dignité humaine. Nos activités, au sein de « centre professionnelle des enseignants » et « l’union libre des travailleurs d’Iran » et d’autre organisme indépendants des travailleurs sont publiques et transparentes.
Nous œuvrons pour les revendications légales et humaines. Les accusations reflétés dans nos dossiers judicaires, se limitaient uniquement à la participation aux rassemblements professionnels devant le parlement ou le ministère du travail, faire des pétitions pour contester les salaires de misères et sous seuil de pauvreté, la création des organisations professionnelles des ouvriers et des enseignants, l’envoie des lettres de protestation aux responsables et d’autres activités professionnelles…
Donc, selon les arguments de nos « condamnations », on peut conclure que tout effort pour faire respecter les lois minimales existantes et tout démarche pour l’amélioration de niveau de vie des travailleurs et des enseignants, sont considérés comme atteint contre la sécurité nationale du pays. Donc, nos activités mettent en péril les intérêts et la sécurité de ceux qui ont pillé depuis des années, au prix de la pauvreté et précarité des travailleurs et des enseignants et nos démarches défient la continuité de leurs actions illégales.
Ils substituent l’intérêt et la sécurité nationale par leurs propres intérêts et pour garantir cela, ils arrêtent et emprisonnent des activistes ouvriers ou enseignants pour nous obliger à soumission et silence devant les injustices.
Nous, en célébrant le premier mai et en solidarité avec les travailleurs du monde, à cette grande occasion, entamons une grève de la faim à partir du 30 avril, pour protester contre la sécurisation des activités professionnelles, l’interdiction des rassemblements et des grèves. Nous contestons la mise en place des salaires en sous de seuil de pauvreté, contre l’interdiction de la célébration libre de la journée mondiale des travailleurs. Nous exigeons la transparence des actions de l’OIT et demandons la suppression de toutes accusations falsifiées de nos dossiers et demandons la libération des prisonniers ouvriers et enseignants.
Notre grève de la faim est ouverte et sans limite en temps.
Djafar Azimzadeh……………… Prison d’Evin, section 8
Esmaïl Abdi…………………….. Prison d’Evin, « andeeshgah »8

Copie : Confédération internationale des unions ouvrières ITUC, et l’Organisation mondiale des enseignants EI




UNSA : emilie.trigo@unsa.org

Pas de modération de la répression contre les syndicalistes en Iran




Après les récentes élections en Iran, les mêmes problèmes demeurent. Le gouvernement du Président Rohani poursuit sa répression contre les militants des mouvements sociaux, en particulier les syndicalistes et les enseignant-es.



Début mars, Reza Shahabi, membre de la direction du Syndicat Vahed (Régie de transports en commun de Téhéran et sa banlieue) a été de nouveau condamné à un an de prison ferme. Il avait pourtant obtenu une permission de sortie de prison pour raisons de santé. Deux jours seulement après les élections, les autorités ont annoncé qu’elles voulaient le renvoyer derrière les barreaux.



Davoud Razavi, membre du conseil d’administration du même syndicat, avait été condamné le 17 février 2016 à cinq ans de prison ferme par la Cour révolutionnaire de Téhéran, sous prétexte d‘ « agissements contre la sécurité nationale ». Ebrahim Madadi, vice-président du conseil d’administration du syndicat Vahed, est en attente de jugement pour les mêmes accusations.



Le 22 février, Esmail Abdi, dirigeant de l’Association professionnelle des enseignants (APE) à Téhéran, a été condamné à six ans de prison. Il est accusé de « rassemblement et collusion avec l’intention de nuire à l’ordre public » et de « propagande contre l’Education nationale ».



Trois autres militants membres de l’APE, Mahmoud Beheshti Langaroudi, Mohamad Reza Nik-Néjad et Mehdi Bohlouli, viennent d’être condamnés à cinq ans de prison ferme pour leurs activités syndicales.



La liste des syndicalistes condamnés depuis le début de cette année ne cesse de s’allonger. Parmi eux, on peut mentionner : Ali Amir-gholi (condamné à vingt et un ans), Arash Sadeghi (dix neuf ans), Mahmoud Salehi (neuf ans), Gol-rookh Ebrahimi (six ans), Jafar Azim-zadeh (six ans), Behnam Moosvand (un an), Navid Kamran (un an), Osman Esmaili (un an).



Ces nouvelles montrent la dure réalité du monde du travail en Iran, malgré la propagande de « modération » du gouvernement Rohani. La République islamique d’Iran ne respecte pas ses engagements pris dans le cadre des conventions internationales de l’OIT, qui reconnait le droit des travailleurs iraniens à établir leurs organisations indépendantes.



Nous, syndicats français signataires de ce communiqué, demandons l’annulation de ces condamnations injustes et contraires aux libertés et droits fondamentaux, et la libération immédiate et sans conditions de tous les activistes emprisonnés en raison de leurs activités syndicales, ayant pour seul et légitime objectif la défense des droits des salariés.





Paris, le 17 mars 2016



CFDT : preau@cfdt.fr

CGT : n.ferouse@cgt.fr

FSU : michelle.olivier@snuipp.fr

Solidaires : contact@solidaires.org

UNSA : emilie.trigo@unsa.org
CFDT : preau@cfdt.fr

CGT : n.ferouse@cgt.fr

FSU : michelle.olivier@snuipp.fr

Solidaires : contact@solidaires.org

  Nouvel appel à la solidarité internationale pour notre camarade syndicaliste Iranien emprisonné


Nouvel appel à la solidarité internationale pour notre camarade syndicaliste Iranien emprisonné Reza Shahabi victime lui aussi de refus de soins médicaux


Publié le novembre 13, 2013 par soliranparis
11 et 7 novembre 2013 nouvelles qui nous sont parvenues via le site Human Rights Iran- Action Urgente pour venir en aide a notre camarade syndicaliste Iranien emprisonné Reza Shahabi: Le site et les activistes d’ Amnesty International lancent une campagne et une action de solidarité internationale, en faveur de notre camarade syndicaliste Iranien Reza Shahabi, qui est actuellement détenu dans la prison d’Evin à Téhéran, pour des seuls faits de syndicalisme .
Reza Shahabi est un prisonnier d’opinion inculpé pour son activisme syndical et son militantisme ouvrier. Qui est gravement malade et qui a un besoin urgent de soins médicaux qu’il ne peut pas obtenir par le biais de "l’infirmerie" de la prison d’Evin du fait de sa vétusté et de ses manques de moyens médicaux chroniques. Il purge actuellement une peine de six ans de prison et de ce fait pour ces raisons humanitaires évidentes, il doit être libéré immédiatement et sans conditions .
Reza Shahabi qui aussi connu sous le nom de Reza Shahabi Zakaria, est l’un des portes parole et trésorier du syndicat Sherkat -e Vahed des travailleurs chauffeur du bus de Téhéran et de sa banlieue qui est parmi l’un des syndicats les plus combatif d’Iran. Il souffre actuellement de graves douleurs dorsales, de graves problèmes de colonne vertébrale ainsi que d’une paralysie partielle de son pied gauche qu’il a contracté à la suite d’une première opération en mai 2012. Le 19 octobre 2013 dernier il avait pu bénéficier "d’injections" faites par les médecins de la prison d’Evin qui avaient temporairement calmé ses douleurs. Mais néanmoins il doit être à nouveau être assisté médicalement, car les conditions sous jacentes de ses problèmes de santé, n’ont pas été totalement ni correctement traits .
Ses médecins personnels et ceux de la prison d’Evin, ont conclus que notre camarade Reza Shahabi avait besoins de soins médicaux urgents dans un hôpital extérieur à la prison d’Evin et déclaré que sans ces traitements appropriés, notre camarade et ami Reza pouvait être atteint d’une paralysie totale de toute la partie gauche de son corps .
Malgré le fait que ces médecins aient transmis à plusieurs reprises par courriers recommandés leurs diagnostics à l’administration pénitentiaire et au bureau de l’actuel procureur de Téhéran, disant que l’état de santé de Reza Shahabi était incompatible avec une prolongation de sa détention et nécessitait des soins médicaux à l’extérieur de la prison, leurs demandes sont pour le moment restées sans réponses .
Reza Shahabi s’est déjà lancé dans plusieurs actions de grèves de la faim afin de protester contre les mauvais traitements et les refus systématiques de soins envers les prisonniers malades que lui et d’autres de ses codétenus subissaient quotidiennement dans la prison d’Evin. Après une grève de la faim qu’il avait faite pendant 22 jours et qui avait pris fin le 7 janvier 2013, les autorités pénitentiaires avaient finalement cédées et lui avaient accordé une mise en libération provisoire en conditionnelle pour raison de "congé médical" qui avait pris fin le 15 Avril 2013 .
Reza Shahabi purge actuellement une peine de prison de six ans dans la section 350 de la prison d’Evin après avoir été condamné en avril 2012 par la 15e chambre du "tribunal révolutionnaire" de Téhéran après qu’en juillet 2012 la direction numéro 36 de la cour d’appel de la capitale aie confirmée la peine, sous les accusations fallacieuses et arbitraires de "rassemblement et collusion contre la sécurité nationale" et "propagande contre le régime". Reza a également été condamné à une amende de 70 millions de Rials (environ 5.700 dollars US) ainsi qu’a une interdiction totale de cinq ans de pratiquer ses activités syndicales et politiques à dater du jour de sa liberation .
Appels à tous et à toutes militant-es syndicalistes et à toutes les organisations syndicales Françaises et Européennes à lancer par courriers papiers et courriels des lettres de protestations pour exiger la libération de Reza Shahabi dont le seul "crime" supposé , est son action syndicale pacifiste en faveur de ses camarades de Lutte du syndicat Sherkat -e Vahed ainsi que pour toute la classe ouvrière en Iran .
Nous pouvons aider notre camarade Reza Shahabi à être libéré prochainement, mais surtout contribuer à ce qu’il puisse enfin être soigné dignement, sil vous plaît écrivez immédiatement dans vos propres langue en – Persan, Arabe, Anglais, Français, Espagnol, Allemand, en exhortant les autorités iraniennes à le faire libérer immédiatement et sans condition pour toutes les raisons humanitaires évoquées ci dessus .
Prions-les instamment à veiller à ce que Reza Shahabi puisse être soigné dignement et qu’il puisse bénéficier sans plus aucuns retards de soins médicaux, dans un hôpital en dehors de la prison d’Evin .
ENVOYEZ VOS APPELS ET COURRIERS DE SOLIDARITE AVANT LE 19 DECEMBRE 2013 AUX ADRESSES CI DESSOUS :
Merci également de relayer cet appel sur tous vos réseaux sociaux et réseaux de luttes habituels
Leader of the Islamic Republic Of Iran – Ayatollah Sayed ‘Ali Khamenei- The Office of the Supreme Leader Islamic Republic Street – End of Shahid Keshvar Doust Street
Tehran, Islamic Republic of Iran -Email: info_leader@leader.ir – Twitter: @khamenei_ir Salutation: Your Excellency .
Head of the Iranian Judiciary -Ayatollah Sadegh Larijani c/o Public Relations Office-Number 4, 2 Azizi Street intersection -Tehran, Islamic Republic of Iran
Email: info@dadiran.ir (Subject line: FAO Ayatollah Sadegh Larijani) Salutation: Your Excellency
And copies to: President of the Islamic Republic of Iran Hassan Rouhani -The Presidency Pasteur Street, Pasteur Square -Tehran, Islamic Republic of Iran -Email: media@rouhani.ir Twitter: @HassanRouhani (English) and @Rouhani_ir (Persian)-Salutation: Your Excellency
Also send copies to diplomatic representatives accredited to your country. Please insert local diplomatic addresses below: Name Address 1 Address 2 Address 3 Fax Fax number Email Email address Salutation Salutation Please check with your section office if sending appeals after the above date .
Voir aussi sur : http://hriran.com/en/archive/3804-jailed-trade-ists-health-at-risk-reza-shahabi.html
http://soliranparis.wordpress.com/2013/11/13/nouvel-appel-a-la-solidarite-internationale-pour-notre-camarade-syndicaliste-iranien-emprisonne-reza-shahabi-victime-lui-aussi-de-refus-de-soins-medicaux

Téhéran protestations et manifestation des ouvriers métallurgistes devant le siège du ministère du Travail

Téhéran protestations et manifestation des ouvriers métallurgistes devant le siège du ministère du Travail

Publié le octobre 17, 2012 by soliranparis

15 octobre 2012 nouvelles parvenues via le site Freedom Messenger: Les travailleurs des usines et des fonderies de l’industrie métallurgistes ont organisés des manifestations contre la cruauté sociale du régime iranien, les retards systématiques dans les payes de leurs salaires et pour d’autres demandes sociales urgentes. Ce rassemblement de protestations a été organisé devant le siège du bureau du ministère du travail à Téhéran .

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Message de travailleurs iraniens aux ouvriers de PSA


Message de travailleurs iraniens aux ouvriers de PSA

Publié le octobre 15, 2012 by soliranparis
Article publié sur le site de nos Camarades Iran en Lutte que nous relayons Ici :
Travailleurs de PSA ! Camarades

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 Les travailleuses Iraniennes sont moins bien payées que les hommes et font face à de plus grandes difficultés sociales


Les travailleuses Iraniennes sont moins bien payées que les hommes et font face à de plus grandes difficultés sociales

Publié le mai 26, 2012 by soliranparis

Augmentation de la précarité et salaires qui sont pour la plupart du temps“gelés”(y compris pour les travailleurs et les travailleuses Iranien-es qui sont en Cdi ),font que des millions d’entre elles et d’entre eux n’arrivent qu’a peine à faire vivre leurs familles.

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De plus en plus de syndicalistes arrêtés en Iran

De plus en plus de syndicalistes arrêtés en Iran

By Soliranparis, submitted by Anonymous on mar, 10/01/2012 - 11:12
De plus en plus de syndicalistes arrêtés en Iran
Appel de, 8 janvier 2012
A

toutes les organisations syndicales et de défense des droits humains
Nous vous écrivons pour vous informer que ces deux dernières semaines, l’intensification des attaques de la République Islamique contre les militants ouvriers continue en Iran.

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exige la libération de tous les militants syndicaux emprisonnés

exige la libération de tous les militants syndicaux emprisonnés

Le Parti Communiste Français condamne avec force les nouvelles arrestations dont ont été victimes des militants syndicaux en Iran, notamment au Kurdistan, suite aux célébrations du 1er mai .

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Une situation économique et sociale catastrophique


Une situation économique et sociale catastrophique

Il y a environ un an a été mis en place une réforme des subventions aux produits de première nécessité, dans la droite ligne des dogmes néolibéraux du FMI. Résultat, les prix ont explosés et le niveau de vie des salariés a un peu plus chute .

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Les arrestations récentes de syndicalistes Iraniens


Les arrestations récentes de syndicalistes Iraniens


-Nouvelles parvenues d’Iran ce 3 Février 2012 via le site Iranien Freedom Messenger : Les autorités iraniennes doivent immédiatement libérer les dizaines de militants syndicaux indépendants, qui ces jours derniers se sont retrouvés emprisonnés, uniquement pour s’êtres

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letzte Änderungen: 26.4.2016 9:11