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Tension accrue sur le nucléaire iranien en attendant le rapport de l'AIEA

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 08.11.11 | 13h00 • Mis à jour le 08.11.11 | 16h26

L'Iran "n'a pas besoin de la bombe atomique" pour affronter Washington et ses alliés, a réaffirmé, mardi 8 novembre, le président Mahmoud Ahmadinejad. "Les Etats-Unis, qui possèdent 5 000 bombes atomiques, nous accusent avec impudence de fabriquer l'arme atomique, mais ils doivent savoir que si nous voulons couper la main qu'ils ont étendu sur le monde nous n'aurons pas besoin de la bombe atomique", a-t-il continué, cité par le site de la télévision d'Etat iranienne.

Le rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) n'est pas encore publié mais il est déjà contesté. Pour preuve, mardi, le président iranien qualifiait le patron de l'agence de "pion américain", selon le quotidien israélien Haaretz.

DES SANCTIONS ÉCONOMIQUES, PAS MILITAIRES

Alors que l'AIEA s'apprête à accréditer les soupçons occidentaux sur une activité nucléaire iranienne militaire, la tension monte au sein de la communauté internationale.

Si Washington et ses alliés espèrent utiliser le rapport de l'AIEA pour durcir encore leurs sanctions individuelles contre l'Iran, la Chine et la Russie continuent de soutenir Téhéran.

La Chine – premier partenaire commercial de l'Iran – demande aux autorités iraniennes de coopérer avec l'AEIA et veut privilégier la voie diplomatique.

La Russie, elle, met en garde Israël contre une éventuelle intervention militaire en terre perse. Ce serait "une catastrophe pour le Moyen-Orient", estimait, mardi le président russe, Dimitri Medvedev. Tout comme la France et l'Allemagne qui jugent qu'une frappe unilatérale contre l'Iran causerait des "dommages irréparables".

"NOUS NE VOULONS PAS D'UNE GUERRE"

Leurs craintes sont alimentées depuis une semaine par la presse israélienne qui évoque un débat au sein du gouvernement sur l'opportunité de frappes préventives contre les installations nucléaires iraniennes.

En relayant des propos du président israélien, Shimon Pérès, pour qui la possibilité d'une attaque militaire contre l'Iran était "plus proche que l'option diplomatique". Ou encore ceux d'"experts occidentaux" qui indiquent que l'Iran "sera doté de la bombe nucléaire d'ici à quelques mois".

Mardi matin, l'heure était à l'apaisement. Le ministre de la défense, Ehoud Barak, s'est voulu rassurant au micro de Radio Israël."La guerre n'est pas une partie de plaisir (...) Nous ne voulons pas d'une guerre", a-t-il dit, ajoutant qu'aucune décision n'avait été prise de "nous embarquer dans une quelconque opération".

Le ministre des affaires étrangères, Avigdor Lieberman, plaidait quant à lui lundi pour des sanctions internationales "très sévères et paralysantes", durant des débats gouvernementaux à huis clos dont le journal Maariv rendait compte mardi. Ces sanctions doivent viser la Banque centrale et les exportations de pétrole d'Iran, a-t-il précisé.

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