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DÉTONATEURS DE HAUTE PRÉCISION


Le Washington Post ajoute que les ingénieurs iraniens ont bénéficié d'une expertise étrangère et évoque notamment le rôle d'un scientifique ayant travaillé pour le compte de l'Union soviétique. Ce dernier aurait formé les chercheurs iraniens à l'usage des détonateurs de haute précision nécessaires pour amorcer la réaction en chaîne à l'origine de l'explosion nucléaire. L'Iran aurait également reçu l'aide du Pakistan et de la Corée du Nord.

Le rapport, qui se fonde sur des éléments fournis par les services de renseignement occidentaux et sur les enquêtes de l'AIEA, devrait également comprendre des éléments à la fois antérieurs et postérieurs à 2003, date à laquelle, selon une note controversée des services secrets américains en 2007, l'Iran aurait cessé ses efforts manifestes d'armement.

L'AIEA devrait donc renforcer les soupçons occidentaux sur le développement d'un arsenal nucléaire par la République islamique, dont Téhéran se défend, affirmant que son programme de recherche sur l'atome n'a que des visées pacifiques. "Nous nous attendons à ce qu'il (le rapport)
fasse écho à ce que nous disons du comportement de l'Iran, et de son refus de respecter ses obligations internationales", a ainsi déclaré lundi le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney, tout en refusant de s'étendre sur le fond du document.

La publication de ce rapport intervient en outre à un moment de tension diplomatique renforcée : le président israélien, Shimon Peres, a estimé vendredi que la perspective d'une option militaire contre l'Iran se rapprochait. Une option que n'ont pas exclue les Etats-Unis, bien que le porte-parole de la Maison Blanche ait répété que la diplomatie demeurait, de l'avis des Etats-Unis, la meilleure façon de contrer les ambitions nucléaires militaires prêtées à la République islamique.

BLOCAGE ANNONCÉ AU CONSEIL DE SÉCURITÉ

Lundi, le président iranien affirmait, en forme de réponse, que son pays pouvait faire face à une attaque militaire israélienne ou occidentale. "Nous avons des capacités militaires différentes de tous les autres pays de la région. L'Iran.est capable de tenir tête à Israël et à l'Occident, et particulièrement aux Etats-Unis, déclarait le président iranien dans un entretien accordé au journal égyptien Al-Akhbar. Les Etats-Unis craignent le potentiel iranien. L'Iran ne permettra aucune action(militaire) à son encontre."

Lundi, à la suite de la Russie et de la France, l'Allemagne, qui participe aux efforts en cours pour tenter de sortir de la crise du nucléaire iranien, a affiché son rejet de l'option militaire, le ministère des affaires étrangères réaffirmant que la pression politique et diplomatique "demeure la voie décisive pour progresser face à cette menace contre la sécurité régionale et internationale".

Washington et ses alliés occidentaux n'ont pas caché leur intention d'utiliser le futur rapport de l'agence onusienne pour essayer de convaincre Moscou et Pékin, longtemps réticents, de renforcer les sanctions de l'ONU adoptées dans quatre résolutions depuis 2007.

HYDROCARBURES

Au siège new-yorkais des Nations unies, des diplomates occidentaux estiment peu probable que le rapport de l'AIEA conduise le conseil de sécurité à imposer dans un proche avenir de nouvelles sanctions contre Téhéran. En cause : les réticences de la Russie et de la Chine à frapper les secteurs pétroliers et gaziers, qui apparaissent pourtant comme les cibles désignées d'un nouveau train de sanctions.

Adoptées depuis 2006, les quatre résolutions sanctionnant l'Iran ont porté sur les filières nucléaires et balistiques. Des banques ont également été visées, mais pas le secteur des hydrocarbures. "La dernière série de sanctions en date était déjà tout à fait substantielle et s'il devait y en avoir une nouvelle, elle s'appliquerait avant tout au secteur des hydrocarbures, explique un diplomate occidental de haut rang. Mais si on touche à ce secteur, on se heurtera évidemment à l'opposition de la Chine et, dans une moindre mesure, (à celle) de la Russie."

La machine économique chinoise dépend lourdement de ses importations de pétrole en provenance d'Iran, cinquième puissance exportatrice mondiale de brut. Les Occidentaux devraient donc opter pour des sanctions unilatérales avec l'espoir d'entraîner à leur suite le conseil de sécurité, note un autre diplomate.

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letzte Änderungen: 15.4.2016 9:31