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L'ancien Premier ministre socialiste "n'est porteur d'aucun message ni investi d'aucune mission" par le président élu François Hollande, a précisé son entourage chargé de la diplomatie.



'ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard, en visite pour quelques jours à Téhéran, "n'est porteur d'aucun message ni investi d'aucune mission" par le président élu François Hollande, a indiqué samedi à l'AFP son entourage chargé de la diplomatie.

"Il s'agit d'un déplacement privé, d'une initiative personnelle. Il n'est porteur d'aucun message ni investi d'aucune mission", a-t-on souligné de même source.

"La position de François Hollande au sujet du programme nucléaire iranien est connue. L'Iran doit se conformer à ses obligations internationales et respecter les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies en cessant ses activités nucléaires sans finalité civile crédible", a-t-on ajouté dans l'entourage du président élu qui sera investi mardi.

"L'Iran doit coopérer pleinement avec l'Agence internationale de l'énergie atomique" (AIEA), a-t-on conclu de même source.

L'ancien premier ministre socialiste français Michel Rocard est arrivé vendredi soir à Téhéran pour une visite privée de trois jours durant laquelle il devrait rencontrer plusieurs responsables iraniens, a-t-on appris de source diplomatique.

M. Rocard, dont la visite ne s'inscrit pas dans le cadre diplomatique officiel français, pourrait notamment rencontrer le ministre iranien des affaires étrangères Ali Akbar Salehi ainsi que le négociateur iranien pour les questions nucléaires Saïd Jalili, selon le site internet du quotidien français Le Figaro citant son entourage.

L'ancien premier ministre doit également donner une conférence et rencontrer des universitaires iraniens.

Cette visite à l'invitation de Téhéran, envisagée initialement en avril mais reportée après le malaise de M. Rocard (81 ans) fin mars à Stockholm, intervient au lendemain de l'élection du socialiste François Hollande à la présidence de la République française le 6 mai.

Le Figaro présente cette mission comme destinée à "relancer les relations" entre Paris et Téhéran, qui se sont considérablement dégradées sous la présidence de Nicolas Sarkozy.

La France a notamment été en pointe depuis deux ans pour imposer des sanctions économiques internationales sévères contre l'Iran, soupçonné par les Occidentaux, malgré ses dénégations, de chercher à se doter de l'arme atomique sous couvert de son programme nucléaire civil controversé.

L'Iran a souhaité lundi que l'élection de François Hollande à la présidence française permette d'ouvrir "une nouvelle ère" dans les relations entre les deux pays.

M. Hollande a toutefois affirmé lors de la campagne électorale que, s'il était élu, la France resterait d'une "très grande fermeté à l'égard de l'Iran, dont le programme nucléaire représente un danger vital pour Israël et pour la paix du monde".

"Nous espérons que cette visite facilitera les premiers contacts entre le prochain gouvernement français et l'Iran", a déclaré au Figaro Michel Dubois, un collaborateur de M. Rocard qui accompagne l'ancien premier ministre à Téhéran.

Le quotidien indique ignorer si M. Rocard est porteur d'un message de M. Hollande aux autorités iraniennes.

La visite de l'ancien responsable socialiste français à Téhéran intervient deux semaines avant une réunion cruciale le 23 mai à Bagdad de l'Iran avec les grandes puissances, dont la France, pour tenter de trouver une solution négociée à la crise du nucléaire iranien.

Outre la question nucléaire, Paris dénonce également régulièrement les atteintes aux droits de l'Homme en Iran, et notamment la répression sévère qui a frappé l'opposition réformatrice après la réélection contestée du président conservateur Mahmoud Ahmadinejad en juin 2009.

Les tensions entre les deux pays ont été exacerbées par l'affaire Clotilde Reiss, une jeune lectrice française de l'Université d'Ispahan arrêtée en juillet 2009 pour avoir participé à des manifestations antigouvernementales et condamnée pour espionnage avant d'être libérée sous caution en mai 2010.

La France a par ailleurs fortement réduit sa mission diplomatique à Téhéran après l'attaque et le saccage en décembre de l'ambassade de Grande-Bretagne par des manifestants soutenus par le régime, fermant notamment les services culturel et économique français.

http://tetelink.com/frlink.php?T11&sche=http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20120512.OBS5436/visite-a-teheran-de-l-ancien-premier-ministre-michel-rocard.html

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letzte Änderungen: 15.4.2016 9:31