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Il y a fort à parier, comme le sous-entend Yukiya Amano, le patron de l'AIEA, que les autorités iraniennes n'ouvriront leur site de Parchin qu'après avoir effacé les traces des éventuels tests. Crédits photo : HEINZ-PETER BADER/REUTERS

Mis à jour le 09/03/2012 à 21:35 | publié le 09/03/2012 à 19:47

Aucun progrès n'a été enregistré par le conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).



Dans le dossier iranien, la guerre et la diplomatie sont les deux faces d'une même pièce. Officiellement, les négociations avec l'Iran ne sont pas mortes. À l'issue d'une réunion du conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), les grandes puissances ont demandé jeudi à Téhéran «de s'engager, sans conditions préalables, dans un processus de dialogue sérieux » afin qu'une date puisse être fixée pour reprendre les discussions sur le programme nucléaire. Le groupe des 5 + 1 (États-Unis, Chine, Russie, Grande-Bretagne, France et Allemagne) exige notamment que les inspecteurs de l'ONU puissent enfin se rendre dans la base militaire de Parchin, où l'AIEA pense savoir que des tests d'explosion nucléaire ont eu lieu.

Officieusement, il n'y a pourtant plus grand monde dans les chancelleries occidentales pour parier sur une sortie diplomatique rapide de la crise. Toutes les tentatives précédentes ont été mises en échec par l'intransigeance et le double discours iranien. Et ce malgré les compromis des Occidentaux, qui ont, par exemple, renoncé à imposer le gel de l'enrichissement d'uranium. Il y a fort à parier, comme le sous-entend Yukiya Amano, le patron de l'AIEA, que les autorités iraniennes n'ouvriront leur site de Parchin qu'après avoir effacé les traces des éventuels tests.

L'impasse paraît totale dans le domaine diplomatique. Les réticences de la Chine et de la Russie à sanctionner davantage Téhéran empêchent toute nouvelle initiative au Conseil de sécurité de l'ONU, où Moscou et Pékin bénéficient d'un droit de veto. En annonçant un durcissement de la politique étrangère, le retour de Vladimir Poutine à la présidence russe n'est pas de nature à changer les choses.
65 mètres sous terre

Pendant que l'Iran gagne du temps en prétendant vouloir négocier, l'option militaire reste au cœur des débats. À l'issue d'une rencontre avec le premier ministre israélien lundi, Barack Obama n'a pas exclu le recours à la force en dernier recours, même s'il privilégie la voix diplomatique et les sanctions. Benyamin Nétanyahou, qui tente de convaincre Washington de la nécessité de frapper les installations nucléaires iraniennes, aurait demandé aux États-Unis des avions ravitailleurs et des bombes «à charge pénétrante » conçues pour pouvoir atteindre des cibles enterrées en profondeur. L'État hébreu est déjà équipé depuis plusieurs années de bombes américaines perforantes capables de détruire des bunkers en béton. Mais elles pourraient être insuffisantes si l'Iran enterre plus profondément ses installations, notamment sous des montagnes. La Maison-Blanche a démenti. Mais un responsable de l'armée de l'air, le général Herbert Carlisle, a confirmé que les militaires américains avaient commencé à être équipés l'année dernière d'une bombe de 13,6 kg, capable de plonger à 65 mètres sous terre avant d'exploser. Ce type d'armes, a-t-il expliqué, fait partie de l'arsenal qui serait utilisé en cas de frappe contre l'Iran.

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