HomeParti    Jeunesse    politique    Economie    droits de l'Homme    Nouvelles    politique internationale    Mouvement des travailleurs    mouvement des femmes    culture et l'art   

Téhéran met en garde contre toute attaque de ses sites nucléaires

LEMONDE.FR avec AFP | 10.11.11 | 11h43 • Mis à jour le 10.11.11 | 22h39


L’ayatollah iranien Ali Khamenei.AFP/-

Au lendemain de la publication, mardi 8 novembre, d'un rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), qui accuse Téhéran d'avoir cherché à se doter de l'arme atomique, le chef suprême de la révolution iranienne, l'ayatollah Ali Khamenei, a mis en garde Israël, les Etats-Unis et leurs alliés contre toute attaque des sites atomiques iraniens.
L'armée iranienne, a-t-il prévenu, ripostera fermement à toute opération militaire : "Quiconque songe à une agression contre la République islamique d'Iran doit se préparer à recevoir des gifles puissantes et les poings d'acier de l'armée, des Gardiens de la révolution et du bassidj (milice islamiste)."



Aux Etats-Unis, le secrétaire américain à la défense, Leon Panetta, a estimé jeudi qu'une action militaire visant le programme nucléaire iranien pourrait avoir un "grave impact" dans la région sans pour autant dissuader Téhéran de poursuivre son projet.

SOUTIEN DE LA CHINE

Une action militaire ne retarderait le programme nucléaire iranien que de trois ans et ne devrait donc être envisagée qu'en "dernier ressort", a ajouté le chef du Pentagone, selon qui la communauté internationale doit appliquer "les sanctions les plus dures" contre Téhéran.

Plus tôt dans la matinée, la Chine a apporté son soutien à l'Iran en affirmant par l'intermédiaire d'un porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères que "les sanctions ne peuvent fondamentalement pas régler la question" du programme nucléaire iranien.

Dans l'après-midi, la Russie a fait de même. Le chef de l'Agence russe de l'énergie atomique, Sergueï Kirienko, s'est dit prêt à construire des réacteurs nucléaires civils en Iran, ajoutant qu'un telle construction "n'était pas liée à des sujets sensibles".

Le rapport de l'AIEA, publié mardi, a exprimé de "sérieuses inquiétudes" sur le programme nucléaire iranien et invoque des informations "crédibles" selon lesquelles l'Iran a travaillé à la mise au point de l'arme atomique, livrant pour la première fois des éléments étayant les soupçons occidentaux sur des visées militaires.

VERS UN EMBARGO SUR LE PÉTROLE ?

Les grandes puissances du groupe des six ou 5 + 1 (Allemagne, Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni et Russie) en charge du dossier du nucléaire iranien ont réagi de manière dispersée au rapport.

Paris reste ouvert au dialogue avec l'Iran. "Mais simultanément nous n'avons pas d'autre choix que de demander une pression diplomatique accrue en renforçant les sanctions", a déclaré devant les sénateurs Henri de Raincourt, ministre chargé de la coopération, en assurant que "les sanctions ont fait leurs preuves dans d'autres pays".

Les pistes évoquées concernent le pétrole. Les Occidentaux pourraient décider d'un embargo, ce qui priverait le régime de sa principale source d'argent. Revers de la médaille, le prix du baril pourrait artificiellement grimper, faute de production suffisante.

Ces nouvelles sanctions, souhaitées par le Royaume-Uni et les Etats-Unis également, pourraient être prêtes dès le 1er décembre, quand les ministres des affaires étrangères européens se réuniront à Bruxelles. "Mais si les nouvelles sanctions sont prêtes avant le 1er décembre, elles peuvent être adoptées plus rapidement par d'autres procédures", a précisé, sous couvert d'anonymat, un diplomate

zurück

letzte Änderungen: 15.4.2016 9:31